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Des dettes qui font partie d’un patrimoine

Des dettes qui font partie d’un patrimoine - Mathieu Phelps

J’avais eu un ami dont le père était homme d’affaires. Il avait réussi à créer une chaîne d’hôtels, qui avaient la particularité de servir principalement pour les mariages. Il s’était fait un nom, et avait particulièrement comme clientèle, beaucoup d’Asiatiques qui venaient de Chine, et des hommes d’affaires du Moyen-Orient. Pendant qu’il s’était occupé toute sa vie à créer un empire d’hôtels de luxe pour gens fortunés, son fils, lui, passait son temps à se pavaner dans les plages du monde entier. Le père décédait un jour d’une crise cardiaque, laissant tout un héritage assez complexe à son fils, qui n’avait jamais pris le temps de s’intéresser aux affaires. Il avait été appelé par les deux conseillers de feu son père pour passer un audit concernant des dettes contractées de plusieurs dizaines de millions de dollars pour l’achat de plusieurs hôtels qui étaient censés servir à l’expansion de l’empire paternel. En résumé, la gestion du patrimoine que lui laissait son père, était avant tout un amoncellement de dettes, que seul un esprit très souple était capable de surmonter, en menant à bien une affaire, supposée être florissante pendant encore plusieurs années.

Il s’était fait laminer par un concurrent qui avait fini par lui racheter plus de la moitié des hôtels de luxe qui avaient été conçus par son père. C’était en premier lieu selon ses dires la seule façon d’éponger le gros des dettes laissées par son paternel. La seule chose qui était importante à ses yeux était de garder le plus gros de la clientèle. Il avait rusé de sorte à faire que les anciens clients de son père ne partent jamais chez les concurrents. Pour ce faire, il s’était séparé des anciens conseillers de son père pour prendre des conseillers venant de Chine et du Moyen-Orient. Il était préférable selon lui de prendre des conseillers qui connaissaient très bien la culture et le tempérament de la clientèle. C’était une des meilleures façons de les ramener vers soi sans avoir à trop subir l’acharnement de la concurrence qui ne cessait de chercher à vouloir se les approprier. Trois ans plus tard, il avait reconstitué tout le patrimoine de son père et l’avait même agrandi. Il laissa tomber les affaires quelques mois plus tard songeant qu’il en avait assez fait en épongeant les dettes de son père. Il mettait en vente toute l’affaire pour finir sa vie à vivre indéfiniment sur les plages du monde entier.

 

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Amateur de bon vin et des plaisirs de la table, je ne sais jamais dire non à un bon moelleux au chocolat. La vie est trop courte pour se perdre en regret, voilà ma philosophie ! Cinéphile avertit, je peux me repasser les films classiques inlassablement, et je suis un fan fini de Meryl Streep et d’Al Pacino, mais je vous épargnerai mes critiques personnelles de film, je garde ça pour mon forum préféré sur le sujet. Je passe facilement du coq à l’âne, à vous de me suivre.