• Facebook
  • Twitter
  • Google +

Frappé par la foudre en pleine randonnée

Frappé par la foudre en pleine randonnée - Mathieu Phelps

Il y a quelques mois, je suis parti en randonnée avec quelques amis à quelques kilomètres de Montréal. Nous étions 4 hommes et 3 femmes. Je connaissais bien ce parcours, car je l’avais déjà arpenté plusieurs fois dans le passé. Les filles du groupe étaient loin devant nous. Elles marchaient vite, car elles avaient envie d’arriver les premières à notre première halte.  Je fermais la marche avec un ami quand tout à coup, je fus soulevé du sol par un énorme courant d’air. Lorsque j’ai été projeté en arrière, j’ai senti de l’électricité statique traverser mon bras droit qui s’est carrément tétanisé. À ce moment-là, j’étais toujours conscient, mais raide. Je savais pertinemment que je venais d’être frappé par la foudre. Le plus drôle, c’est que j’ai eu l’impression de sortir d’une énorme cuite. Devant moi, je pouvais voir nos compagnons de randonnée marcher tranquillement. J’ai essayé de les appeler, mais je n’ai pas pu. J’ai eu la gorge si sèche que je ne pouvais pas placer un mot. Ivre de fatigue, je me suis évanoui.

La providence était avec nous

Quand j’ai repris connaissance, j’étais allongé près de mon ami. J’ai éprouvé des fourmis sur tout le corps. Bien plus tard, j’ai appris que c’était à cause de l’électrocution. Qui aurait cru que nous allions sortir indemnes d’un coup de foudre. Ma mémoire me fait peut-être défaut, mais je me souviens d’avoir été secouru par mes amies. Ne nous voyant pas arriver, elles ont décidé de rebrousser chemin et nous ont découverts étendues sur le sol. L’une d’elles a pu appeler la police qui est venue nous chercher en hélicoptère. Mon ami et moi, nous venions d’échapper de justesse à la mort. Être frappé par la foudre en plein milieu de nul part, personne n’aurait cru cela possible. Mais ça nous est bel et bien arrivé.

Nous étions des miraculés

J’ai été plus chanceux, car je m’en suis sorti avec une brûlure qui m’a laissé des taches brunes sur la peau. Quant à mon ami, il a eu quelques côtes et la clavicule brisées. Si nos amies n’étaient pas reparties sur leurs pas, nous y serions restés ce jour-là. Il aurait même fait l’expérience du passage de la vie à la mort, mais je vous épargne les détails. Cette randonnée m’a traumatisé, je l’avoue, mais j’estime que ce n’est pas une raison pour ne plus pratiquer. Avec amis, nous songeons à repartir à l’aventure, cette fois, sur une autre piste.

 

The author:

author

Amateur de bon vin et des plaisirs de la table, je ne sais jamais dire non à un bon moelleux au chocolat. La vie est trop courte pour se perdre en regret, voilà ma philosophie ! Cinéphile avertit, je peux me repasser les films classiques inlassablement, et je suis un fan fini de Meryl Streep et d’Al Pacino, mais je vous épargnerai mes critiques personnelles de film, je garde ça pour mon forum préféré sur le sujet. Je passe facilement du coq à l’âne, à vous de me suivre.