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Mon ami, ce vieil homme...

Mon ami, ce vieil homme... - Mathieu Phelps

J’avais déjà eu quelques déconvenues avec la porte de mon nouvel appartement. J’avais oublié mes clés une fois à l’intérieur de chez moi et la porte s’était refermée. J’avais dû appeler un serrurier à une heure tardive de la journée, ce qui m’avait coûté assez cher. Je ne souhaitais pas renouveler cette mauvaise expérience. Aussi, j’avais fait refaire un trousseau de plus que j’avais déposé chez un de mes amis qui habitait le quartier. Un soir, alors que la fin de la semaine me pesait et que mon esprit était distrait par les problèmes que je rencontrais à mon travail, je m’arrêtais dans un café avant de rentrer. Personne ne m’attendait, ma compagne étant partie en voyage avec sa famille. Je pris donc le temps de parler avec un vieil homme que j’avais déjà remarqué dans le quartier.

Il me parla de sa jeunesse, des musiques qu’il écoutait, des traditions perdues qui étaient fêtées avant et de tout ce qui constituait son quotidien dans sa jeunesse. J’appris beaucoup en l’écoutant. L’heure passait et je commençais à sentir la faim. Je lui proposais de déguster un plat que je lui cuisinerai chez moi, s’il voulait bien me suivre jusque dans mon appartement. Il parut enchanté de l’idée et il m’emboîta le pas. Lorsque je parvins devant l’entrée de mon logement, je cherchais désespérément mes clés dans mes poches de veste, mais il m’était impossible de les trouver. Je les avais certainement oubliées à mon bureau. Maintenant que j’essayais de me remémorer la scène de mon départ, je me revoyais les poser près de l’ordinateur avant de mettre ma veste. Je devais appeler mon ami pour aller chercher chez lui mon autre trousseau. Malgré tous les messages que je lui envoyais, il ne me répondit pas. Je me souvins alors qu’il avait prévu de partir en randonnée ce weekend.

Je réalisais seulement que je n’aurais pas accès à mon appartement avant lundi, sauf si j’appelais, une fois encore, un serrurier pour me débloquer. Je n’avais pas d’autre choix. Mon invité me tint compagnie jusqu’à l’arrivée du professionnel. Il ne tarda pas, car il venait d’intervenir dans ma rue. Très bavard, il nous raconta, tout en officiant, les anecdotes rocambolesques qu’il avait vécues grâce à son emploi. Quelques galerie d'art Montréal avaient même fait appel à ses compétences. Enfin, je pus rentrer chez moi et je préparais un bon souper, que nous avons dégusté avec l’homme que j’avais rencontré au café et avec le serrurier.

 

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Amateur de bon vin et des plaisirs de la table, je ne sais jamais dire non à un bon moelleux au chocolat. La vie est trop courte pour se perdre en regret, voilà ma philosophie ! Cinéphile avertit, je peux me repasser les films classiques inlassablement, et je suis un fan fini de Meryl Streep et d’Al Pacino, mais je vous épargnerai mes critiques personnelles de film, je garde ça pour mon forum préféré sur le sujet. Je passe facilement du coq à l’âne, à vous de me suivre.