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Trouver un travail n’est pas toujours évident

Trouver un travail n’est pas toujours évident - Mathieu Phelps

Dans trois jours, cela fera deux mois que je suis au chômage. Je fais partie de ce que l’on appelle la « génération rejetée ». Cette génération est une génération de jeunes adultes, sans, ou avec pas assez d’expérience. Pour un jeune adulte, trouver un travail au Québec semble être devenu une mission très compliquée. Pourtant, je suis prêt à être payé moins que ce qui est normalement proposé. Je veux simplement avoir la possibilité d’acquérir de l’expérience et de pouvoir enfin avoir un travail qui me plaît, et me permet d’être épanoui et d’apprendre. Malheureusement, de nos jours, beaucoup d’adultes pensent qu’à mon âge, on profite du chômage pour pouvoir ne rien faire, être tranquille, gagner de l’argent et faire la fête. Pourtant, j’ai toujours été un bon élève, j’ai un baccalauréat en poche et j’ai pu travailler très brièvement pour une grande entreprise, avant que les effectifs ne soient réduits. J’étais en train d’être formé afin de devenir, si tout se passait bien, un conseiller financier. C’est un travail très intéressant, très bien payé, qui permet d’évoluer avec le temps. Dans ce métier, nous gérons au quotidien, l’argent de personnes fortunées principalement. Nous les conseillons et mettons en place une stratégie, afin de répondre à leurs attentes. Mon futur s’annonçait brillant. Malheureusement, et bien évidemment, comme j’étais le dernier arrivé dans l’entreprise, le petit nouveau, j’ai aussi rapidement était le premier à partir lorsque cette dernière a connu ses premières difficultés. Je pensais que cela serait momentané, mais il semblerait que la compagnie ne soit pas prête à employer dans un futur proche.

Ne trouvant pas un nouveau travail, pendant un long moment, j’ai pensé quitter le Québec afin de trouver un travail à l’étranger. Certains pays ne connaissent pas encore la crise, ou bien moins que le Canada. Je pense aussi que partir en Asie ou en Australie pourrait m’être bénéfique. Ainsi, je n’aurais pas besoin de postuler pour un travail qui n’est pas adapté à mon diplôme et qui ne me plaît pas. J’ai lu beaucoup d’informations sur des gens qui partent à l’étranger pour trouver un bon travail et j’ai vu beaucoup d’interviews et de documentaires. Cela m’encourage de plus en plus vers cette décision. Cependant, ce qui me bloque le plus pour le moment, est de laisser ma famille ici et de ne pas pouvoir revenir très souvent. Cela m’inquiète car je suis très proche de mes parents, mes grands-parents et mon frère.

 

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Amateur de bon vin et des plaisirs de la table, je ne sais jamais dire non à un bon moelleux au chocolat. La vie est trop courte pour se perdre en regret, voilà ma philosophie ! Cinéphile avertit, je peux me repasser les films classiques inlassablement, et je suis un fan fini de Meryl Streep et d’Al Pacino, mais je vous épargnerai mes critiques personnelles de film, je garde ça pour mon forum préféré sur le sujet. Je passe facilement du coq à l’âne, à vous de me suivre.