• Facebook
  • Twitter
  • Google +

Une cohabitation pas très évidente

Une cohabitation pas très évidente - Mathieu Phelps

Lorsque j’ai lu mon horoscope, il y a quelques jours, j’ai ri tout seul, car les astres semblaient mal me connaître. D’un naturel calme, mais méfiant, je ne me voyais pas, comme la prédiction le supposait, à m’énerver suite à un abus de confiance, lié à un proche. Juste pour m’amuser, j’ai réfléchi pour essayer de savoir si cette prévision s’appliquait à moi. Ma réflexion n’était pas terminée, alors que mon trajet le fut bien plus vite que je ne l’aurais cru. Je n’ai plus repensé à ce que j’avais lu jusqu’à l’heure du dîner. Comme Sylvie et Isabelle ne pouvait pas venir avec moi dans le restaurant où j’avais un rendez-vous avec Mathieu, je les ai laissées, et j’ai pris tout mon temps. Je n’avais pas vu mon ami depuis deux mois, nous avions beaucoup de discussions en retard. Il m’a expliqué qu’il avait trouvé une Solution faillite personnelle Repentigny, que ses affaires refleurissaient, et que sa conjointe avait un nouvel emploi.

Toutes ces bonnes nouvelles me mirent en joie. C’est avec le sourire que je suis revenu pour terminer ma journée. C’est le soir, en rentrant à la maison, que tout s’est éclairé. Mon réfrigérateur était ouvert, le canapé du salon était recouvert de sachets de bonbons, et sur la table basse, un verre de jus de fruit était renversé. La colère monta d’un seul coup quand je vis cette scène. Annie, ma plus jeune sœur, m’avait demandé les clés de mon appartement pour qu’elle puisse réviser tranquillement. Elle avait un examen délicat à passer, décisif pour la poursuite de ses études. J’avais immédiatement accepté. Je lui avais envoyé les clés dans un colis, puisque j’en ai un double. Par contre, je pensais qu’elle me préviendrait avant de venir me voir.

Tout de même, cela ne me permettrait pas de communiquer sereinement avec elle si je me laissais emporter par la colère. Près de mon lit, j’ai trouvé quelques livres et des cahiers. En écoutant attentivement, j’ai entendu une chanson. C’était la voix de ma sœur. J’ai frappé à la porte de la salle de bains. Elle me répondit qu’elle sortait tout de suite. Bien sûr, elle a mis mon peignoir et mes chaussons. Elle avait prévu des vêtements de rechange, mais elle s’était fait voler son sac, ou bien, elle l’avait oublié quelque part, elle ne savait pas. Je lui ai rappelé que certaines règles de savoir-vivre existaient pour que nous puissions cohabiter. Elle m’a assuré qu’elle les suivrait.

 

The author:

author

Amateur de bon vin et des plaisirs de la table, je ne sais jamais dire non à un bon moelleux au chocolat. La vie est trop courte pour se perdre en regret, voilà ma philosophie ! Cinéphile avertit, je peux me repasser les films classiques inlassablement, et je suis un fan fini de Meryl Streep et d’Al Pacino, mais je vous épargnerai mes critiques personnelles de film, je garde ça pour mon forum préféré sur le sujet. Je passe facilement du coq à l’âne, à vous de me suivre.